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Lundi 17 mars 2008

Bienvenue sur mon blog.
L’heure est venue de poster mon premier article. C’est dur, croyez-moi.
Qui suis-je ? Agé de 18 ans, je suis étudiant en histoire de l’art et j’ai souvent pensé à écrire un blog pour parler de tout ce que j’aime : l’égyptologie, l'art, la musique… Bon, je ne vais pas vous dire ce que va contenir mon blog. Même moi, je ne le sais pas encore.

N'hesitez pas à faire des commentaires, des corrections...
Vous pouvez me contacter par les commentaires ou à l'adresse radetzkymarschAThotmail.fr
Pensez à utilisez les catégories d'articles pour vous simplifier la lecture.
Bonne lecture.

Par Webmestre - Publié dans : Divers
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Mercredi 23 avril 2008
Je commencerais ce blog par une étude des statues de Sépa et Nésa qui se trouvent actuellement au Musée du Louvre. Ce sont en effet des statues exceptionnelles datant du début de l’Ancien Empire égyptien. Pour les étudiants en histoire de l’art, sachez que je prendrais certaines libertés avec la méthodologie pour simplifier ces études.

Statues de Sépa

Il y a deux statues presque identiques. Je les traiterais donc dans un seul article.

I) Fiche muséologique 
Statue de Sépa, "grand des dizaines du Sud",
Numéro d’inventaire : N37, A36 ; N38, A37
Lieu de conservation : musée du Louvre
Matière : Calcaire bioclastique (débris d'origine biologique) à lamellibranche (Mollusque aquatique à coquille bivalve ) et gastéropode (Mollusque se déplaçant en rampant sur son pied)
Taille : 1 mètre 65 ; 1 mètre 69
Etat de conservation : Fracture recollée au niveau des chevilles.. La statue salpêtrée jusqu'à mi-mollet/chevilles a été traitée en 1966. Maspero fait allusion en 1912 dans Les Essais à des dégradations regrettables subies par la polychromie. Le nez est restauré Le socle est très dégradé en surface et les derniers signes de l’inscription ont partiellement disparu. Le visage est endommagé, en particulier l ’œil gauche.
Provenance : sans doute Saqqara Nord
Date et mode d’acquisition : Acheté en 1837, cette statue provient de la collection Mimaut ( N°332 ; N°331 du catalogue de vente)
Datation : III° dynastie, antérieur ou contemporain à Djoser.

II) Description
Sépa est un homme debout dans l’attitude de la marche (jambe gauche en avant). Son bras droit tenant un sceptre est collé contre son corps. Son bras gauche est replié au niveau de la taille et tient une canne.
Sépa possède un visage rond entouré d’une perruque courte bouclée.
Les clavicules de Sépa sont sculptées et bien visible et son buste est simplifié. Des pastilles en relief marquent les mamelons. Les plis de l’abdomen et le nombril sont bien marqué.
Il porte un pagne court tenu par une ceinture fermé par un nœud ovale. La partie plissée de taille inférieure à celle du pagne remonte de manière oblique pour s’attacher au niveau de la ceinture.
Les jambes de Sépa sont épaisses. Le genou gauche, bien visible montre par un fort modelé une rotule de forme quadrangulaire. L’intervalle entre les jambes n’est pas évidé. La jambe en elle-même est très simplifié. En effet, les muscles sont résumés par un simple bourrelet vertical.

III) Etude

Matière et technique
Matière : La statue de Sépa est en calcaire. Dans celui-ci, on trouve de nombreux fossiles de lamellibranches et de gastéropodes.
On en déduit que ce calcaire provient des plateaux désertiques. D’après les études menées, on peut dire que le calcaire provient sûrement des carrières d’Hélouan (sud du Caire).
Polychromie : La polychromie noire sur la coiffure est bien conservée. Les pupilles, paupière et sourcils étaient aussi peint en noir. Le dessous des yeux était souligné de vert.
Le reste de la peinture ne porte pas de trace de polychromie. C’est peut-être du à un nettoyage.

Inscription

grand des dizaines du sud (préfet du sud du pays)
Prêtre de Nézer et Kherty (Divinités associé respectivement au poisson et au bélier)
connu du roi, (familier du roi)
Héry séquer, (titre ayant peut être un rapport avec le culte d’Anubis)
bâton du taureau blanc,
Sépa »

Le texte est orienté de manière à être lu si on regarde le profil de la statue. Cette position oblige le lecteur à se déplacer et donc à voir la statue de profil. La statue présente alors une forte ressemblance avec les bas reliefs qui privilégie, d’après les canons égyptiens déjà existant la vue de profil. La statue devient alors vraiment un hiéroglyphe en 3 dimensions.

Problèmes

Provenance : L’hypothèse à été émise que cette statue provienne de Saqqara Nord. En effet, à cette époque, les statues ont un rôle funéraire, or Saqqara Nord est la nécropole de la III° dynastie.

Datation :
* Perruque courte bouclée en boule : critère de datation de la III° ou début IV° dynastie
*Clavicule sculptée : III° ou début IV° dynastie ou époque amarnienne
* Pagne au plissé plus court que le pagne : III° dynastie
* Absence de cou : début Ancien Empire

Tout ces critères permettent de dater cette statue de la III° dynastie.Mais la datation peut être plus précise. En effet, un fragment de vase portant la suite des titres (fort rares) de Sépa a été trouvé dans la pyramide de Djoser. On peut donc émettre l’hypothèse selon laquelle Sépa serait contemporain à Djoser.

Particularité :
Seule statue d’homme debout en pierre où les insignes du pouvoir (sceptre et canne) sont rabattus.
Les statues de contemporains sont plus petites et généralement en pierre dure (Diorite ou granite rose).


Par Webmestre - Publié dans : Etudes d'oeuvres
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Mercredi 23 avril 2008
Statue de Nésa



I) Fiche muséologique


Statues de Dame Nésa.
Numéro d’inventaire : N39, A38
Lieu de conservation : musée du Louvre
Matière : Calcaire bioclastique (débris d'origine biologique) à lamellibranche (Mollusque aquatique à coquille bivalve ) et gastéropode (Mollusque se déplaçant en rampant sur son pied)
Taille :  1 mètre 54
Etat de conservation : La statue salpêtrée jusqu’aux hanche a été traitée en 1966.
Maspero fait allusion en 1912 dans les Essais aux dégradations regrettables subies par la polychromie. Le bout du nez est refait ainsi que la cheville gauche et le bas du socle.
Provenance : sans doute Saqqara Nord
Date et mode d’acquisition : Acheté en 1837, cette statue provient de la collection Mimaut ( N°333 du catalogue de vente)
Datation : III° dynastie, antérieur ou contemporain à Djoser.

II) Description

Nésa est une femme debout dans une attitude statique. Elle a les pieds joints, le bras droit le long du corps et le gauche replié à angle droit sur la taille.
Elle possède une perruque tripartite retombant en mèches parallèles striées en diagonale. Deux lignes parallèles sont incisées en bas des mèches tombantes..
Nésa porte une robe fourreau à col en V sans manche et 11 bracelets sur son bras gauche et 12 sur son bras droit.

III) Etude
Inscription
La connue du roi (titre fréquent), Nésa
Comme pour Sépa, le fait que l’inscription soit sur le coté de la statue prouve que le rôle de cette statue est d’étre un hiéroglyphe en 3 dimensions.

Matière et technique
Matière D’après les études menées, on peut dire que le calcaire est le même que celui des statues de Sépa et provient sûrement des carrières d’Hélouan.
Polychromie : La polychromie noire sur la coiffure est bien conservée. Les pupilles, paupière et sourcils étaient aussi peint en noir. Le dessous des yeux était souligné de vert. Les bracelets ont des traces de peinture verte.
Le reste de la peinture ne porte pas de trace de polychromie. C’est peut-être du à un nettoyage.

Problème
Provenance : L’hypothèse à été émise que cette statue provienne comme celles de Sépa de Saqqara Nord. De plus, dans le catalogue de la collection Mimaut, on lit que Nésa fut trouvé dans le même tombeau que les deux statues de Sépa.

Datation
* Nombreux bracelet : III° ou IV° dynastie
* Perruque tripartite sur particulier : III° dynastie
* Col en V incisé : III° dynastie

On peut donc conclure que stylistiquement et par le fait que Nésa fut trouvé avec Sépa, cette statue date de la III° dynastie et plus précisément de l’époque de Djoser.

Par Webmestre - Publié dans : Etudes d'oeuvres
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Mardi 29 avril 2008
Voici une chronologie sommaire de l'Egypte ancienne. Bien sûr, les dates sont approximatives et changent selon les chronologies. Cette chronologie vous permettra d'avoir une vue d'ensemble de la civilisation égyptienne. Pour chaque dynastie, j'ai noté le nom de quelques rois parmi les plus importants.. 

Préhistoire (300 000 à 3800 avant JC)


300 000-8000 : paléolithique
8 000-5 000 : mésolithique
5 000-3 800 : néolithique

Epoque de Nagada/ époque prédynastique (3 800 à 3 100 avant JC)

3 800-3 500 : Nagada I
3 500-3 200 : Nagada II
3 300-3 100 : Nagada III (Dynastie 0 : Scorpion, Narmer…)

Epoque thinite (3 100 à 2 700 avant JC)

Ière dynastie (3100 à 2900)
Hor-Aha (Ménès), Djer, Djet, Den…

IIème dynastie (2900 à 2700)

Khasekhem…

Ancien Empire (2 700 à 2 200 avant JC)

IIIème dynastie (2700 à 2620)
Djéser, Houni…

IVème dynastie (2620 à 2500)
Snéfrou, Khéops, Radjedef, Khéphren, Mykérinos…

Vème dynastie (2500 à 2350)
Ouserkaf, Néferirkarê-Kakaï, Ounas…

VIème dynastie (2350 à 2200)
Téti, Ouserkarê, Pépi Ier Pépi II…

Première période intermédiaire ( 2 200 à 2 033 avant JC)

VIIème-VIIIème dynastie (2200 à 2150)
Morcellement de l’Égypte et arrivée d’étrangers

IXème-Xème dynastie (2150 à 2050) : nomarque de Hérakléopolis

XIème dynastie (2106 à 1963) : princes de Thèbes
Montouhotep Ier , Antef Ier, Antef II, Antef III…

Moyen Empire (2 033 à 1 710 avant JC)

XIème dynastie (suite)
Montouhotep II, Montouhotep III, Montouhotep IV…

XIIème dynastie ( 1963 à 1786)

Amenemhat Ier, Sésostris Ier, Amenemhat II, Sésostris II, Sésostris III, Amenemhat III, Amenemhat IV…

XIIIème dynastie (1786 à 1650)


Deuxième période intermédiaire (1 710 à 1 550 avant JC)

XIVème dynastie (1710 à 1650),

XVème dynastie (1650 à 1540)
: dynastie hyksôs
Apophis Ier, Apophis II…

XVIème dynastie (1650 à 1550) : dynastie hyksôs

XVIIème dynastie (1650 à 1550) : dynastie Thébaine
Séqénenrê, Kamosis…

Nouvel Empire ( 1 550 à 1 069 avant JC)

XVIIIème dynastie (1550 à 1295)
Ahmosis, Hatchepsout, Thoutmosis III, Aménophis III, Aménophis IV Akhénaton, Toutânkhamon,

XIXème dynastie (1295 à 1186)
Ramsès Ier, Séthi Ier ,Ramsès II

XXème dynastie (1186 à 1069)
Ramsès III à Ramsès XI

Troisième période intermédiaire (1 069 à 664 avant JC)

XXIème dynastie (1069 à 945)

Psousennès Ier , Siamon

XXIIème dynastie (945 à 715/713)
Chéchonq Ier , Osorkon Ier

XXIIIème dynastie (818 à 715)

XXIVème dynastie (727 à 715)


XXVème dynastie (780 à 715/656)
Phânkhy, Chabaka, Chabataka, Taharqa

Basse époque (664 à 323 avant JC)

XXVIème dynastie (664 à 525) : Dynastie Saïte
Psammétique Ier

XXVIIème dynastie (525 à 404) : Première domination perse

XXVIIIème dynastie (404 à 400/399)

XXIXème dynastie (399/398 à 380/379)

XXXème dynastie (379/378 à 342/341)

Nectanébo Ier, Nectanébo II

Seconde domination perse (341/340 à 323)

Epoque Ptolémaïque (332 à 30 avant JC)


Alexandre le grand, dynastie de Ptolémées Cléopâtre VII

Par Webmestre - Publié dans : Egyptologie
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Mercredi 30 avril 2008
Je ne résiste pas à vous mettre ces vidéos diffusées sur France 5 à propos de l’art celte. Je reparlerais certainement des celtes un peu plus tard. 





Ces films ne m'appartiennent pas. Ils seront retirés sur simple demande par le propriétaire.
Par Webmestre - Publié dans : Préhistoire et antiquités de l'Europe
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Mercredi 7 mai 2008

Dans cette catégorie, je vous parlerais d'iconographie. Je commencerais par l'iconographie chrétienne utilisé dans l'art paléo-chrétien puis par l'iconographie antique. Bien sûr, je vous conseille la lecture des classiques (la bible, l’Iliade, l’odyssée…) pour pouvoir approfondir ce sujet
Je mettrais dans cet article les liens vers les articles

Iconographie paléochrétienne.

Iconographie du Christ

Symboles paléochrétiens

Iconographie antique.

Les dieux de l'Olympe


Par Webmestre - Publié dans : Iconographie
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Mercredi 7 mai 2008

Les premières traces d’art paléochrétien datent du milieu du III° siècle. A cette époque, tous les témoins contemporains du Christ étaient morts.
Les 4 évangiles ne donnent malheureusement pas de description physique du Christ. Les évangiles apocryphes donnent parfois des descriptions physiques mais il existe dans celles-ci des contradictions qui empêchent la fabrication d’un véritable portrait comme il en existe dans la Rome antique.
Il a donc fallut créer un langage iconographique pour représenter le Christ. Cette iconographie sera donc une représentation symbolique. Il y aura principalement trois types d’image du Christ dans les premiers siècles : le bon Berger, le Christ philosophe, le Christ imberbe.

I Le Christ Bon Berger
Comme vous le savez, Jésus n’était pas berger. Cette image est donc bien évidemment symbolique. Cette forme de représentation reprend des thèmes que l’on trouve dans les Saintes Ecritures.
Le Seigneur est mon berger (Jn 10,1-18 & 27-30)
Le bon pasteur connaît ses brebis, et ses brebis le connaissent (Ez 34)
Lequel d’entre vous, s’il a cent brebis et vient à en perdre une, n’abandonne les 99 autres dans le désert pour s’en aller après celle qui est perdue jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Et, quand il l’a retrouvée, il la met, tout joyeux sur ses épaules… (Lc 15)
Le Christ est alors un guide pour son peuple comme un berger l’est pour son troupeau. Le fait de porter un mouton sur ces épaules insiste sur le coté Sauveur du Christ.
Image du Bon Pasteur, Mausolé de Galla Placidia (Ravenne), V° siècle

Cette image montre le Christ en jeune homme imberbe généralement vêtu des vêtements, des bottes et du sac de berger. Il est représenté entouré de brebis et en porte souvent une sur ses épaules.

Cette image était déjà utilisée par des romains non chrétien.
 
Sarcophage païen, III° siècle, Musée du Louvre

La présence de ce seul symbole n’est donc pas une preuve de la religion du propriétaire du sarcophage, de la peinture … où est représentée le bon pasteur. Il faut d’autres symboles pour en être certain.

Sarcophage chrétien de Livia Primitivia, III° siècle, Musée du Louvre

II Le Christ imberbe.
Cette manière de représenter le Christ le montre imberbe au milieu de ses disciples. Le fait qu’il soit imberbe est important. En effet, cette représentation permet de présenter symbolique le Christ tel qu’Il est : Homme et Dieu à la fois.
Généralement, il est en train de lever la main. Ce signe est celui de l’enseignement.
Christ enseignant, catacombe de Ste Domitille, IV° siècle

III Le Christ philosophe
Dans l’antiquité, les philosophes sont représentés barbus et cheveux longs. Le Christ sera parfois ainsi représenté. Dans ce langage iconographique, il y a deux types de schéma. Soit Il est en train d’enseigner, soit Il est en train de donner un document à un de ses apôtres. Il est alors en train de transmettre la loi comme l’avait fait Dieu pour Moïse. On parle de « Traditio Legis » : Transmission de la loi.

Sarcophage au Christ enseignant, IV° siècle, Musée du Louvre



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Mercredi 7 mai 2008
Voici les principaux symboles liés au christianisme des premiers siècles. 

Le Chrisme
Un chrisme est un entrecroisement d’un X et d’un P. Il s'agit des deux premières lettres du mot Christ en grec (cristos). Le Rho grec ressemble à notre P et le Khi à un X. Il existe aussi des Chrisme formé d’un I et d’un X. Ce sont les initiales de « Jésus » et de « Christ »
Ce monogramme est donc une abréviation de Jésus Christ.

Le nom de Jésus Christ est très important pour les chrétiens.
Les actes des Apôtres disent : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. ».
Les chrétiens des premiers siècles, tout comme les chrétiens actuels sont baptisé au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

D'après la légende, c'est ce signe que Constantin apposa sur son étendard lors de la bataille du pont Milvius. Par la suite, Constantin aurait déclaré qu'il avait eu un songe où il avait vu ce signe accompagné du message : « Par ce signe tu vaincras ».
Catacombe romaine

L’alpha et l’oméga
Souvent, le Chrisme est encadré de deux autres lettres grecques : l’alpha (A) et l’oméga (w), qui sont la première et la dernière lettres de l'alphabet grec. On peut lire en effet dans l’apocalypse le Christ dire : « Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin ».

Le poisson
Ce symbole est un symbole courant pendant les premiers siècle.
On retrouve plusieurs types de poissons. Pendant les trois premiers siècles, ils seront généralement assez simples. Au IV° siècle, il sera parfois surmonté d’une croix.

Le poisson symbolise le Christ pour plusieurs raisons :
- Le poisson est un animal extrêmement positif pour les juifs et pour les grecs.
- Pour les juifs, l’eau est liée aux multiples bénédictions accordées par Dieu. C’est l’eau lors de la traversée du Sinaï qui jaillit d’un rocher…
- Pour les chrétiens, c’est l’eau du baptême…
- Pour les grecs, les dauphins étaient associé à l’idée de salut. En effet, ils étaient censé sauver les naufragés

Un jeu de mot permet d'associer le poisson au Christ. En effet, poisson se dit Ichtus en grec. Ichtus est un acronyme du nom du Christ.

I comme Iesous = Jésus
CH comme CHristos = Christ
TH comme THeou = de Dieu
U comme Uios = Fils
S comme Soter = Sauveur.

Ce qui signifie Jésus-Christ, Fils de Dieu Sauveur
Catacombe romaine

Le pain

Le pain est un signe courant associé au poisson. Il y a deux interprétations possible. D’abord, le pain rappelle la cène, le dernier repas que partage le Christ avec ses apôtre. Mais associé au poisson, il rappelle la multiplication des pains.
Catacombe romaine

L’ancre
“Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l'âme, sûre et solide; elle pénètre au-delà du voile” (Héb 6:19)

L’ancre est un symbole lié à l’Espérance. L’espérance est comme l’ancre qui permet de résister dans la tempête.
Ce symbole est assez fréquent jusqu'au III° siècle, puis il disparaît au profit de la croix.
Sarcophage de Livia Primitivia, III° siècle, Musée du Louvre
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Jeudi 22 mai 2008
Voici une chronologie sommaire de la préhistoire et de l'antiquité nationale. Bien évidement, ces dates sont approximatives et ne concernent que le territoire français. Cette chronologie vous permettra d'avoir une vue d'ensemble des civilisations qui ont formées la France. Pour chaque époque, j'ai noté le nom des cultures importantes.
BP ("before present") est un moyen utilisé principalement en géologie et en archéologie pour décompter les années àpartir de l'année 1950. Par exemple, 10 000 avant JC correspond à 11 950 (donc environ 12 000) BP.

2,4 million d'années –800 000 BP : Paléolithique archaïque /oldowayen

800 000-300 000 BP : Paléolithique ancien / acheuléen

300 000-30 000 BP : Paléolithique moyen / moustérien

35 000-12 000 BP : Paléolithique supérieur
*35 000-25 000 BP : Aurignacien
*27 000-22 000 BP : Châtelperronien/ gravettien
*22 000-17 000 BP : Solutréen
*18 000-12 000 BP : Magdalénien

10 000-5 500 avant JC : Mésolithique

5 800-4 500 avant JC : Néolithique ancien
*5 800-4 300 avant JC : culture cardiale
*5 300-4 500 avant JC : culture rubanée

4 500-3 500 avant JC : Néolithique moyen
*culture de Cerny
*culture chasséenne

3 500-2 500 avant JC : Néolithique récent
*culture de « Seine, Oise et Maine »
*culture de Paurichard
*culture d’Artenac
*culture de Fontbuisse

2 500-2 000 avant JC : Néolithique final

2 000-1 500 avant JC : Age du Bronze ancien

1 500-1 200 avant JC : Age du Bronze moyen

1 200-800 avant JC : Age du Bronze final

800-450 avant JC : premier âge du fer / période de Hallstatt
*750-650 avant JC : Hallstatt ancien
*650-550 avant JC : Hallstatt moyen
*550-450 avant JC : Hallstatt final

800-450 avant JC : second âge du fer / période de la tène
*450-350 avant JC : Tène ancienne 1
*350-250 avant JC : Tène ancienne 2
*250-120 avant JC : Tène moyenne
*120-50 avant JC : Tène finale

27 avant JC-235 après JC : Haut Empire

235-284 après JC : crise du III° siècle

284-476 après JC : Bas Empire

406-476 après JC : grandes migrations

476/486-614 après JC : époque mérovingienne ancienne

614-751 après JC après JC : époque mérovingienne récente




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Vendredi 23 mai 2008
Mai 2008 fut un mois chargé en commémoration et autres manifestations. Il y a eu de nombreuses manifestations pour fêter l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage (fin avril), mai 68… Je voudrais personnellement vous parler d’un autre anniversaire. Je voudrais vous parler d’un événement qui eut lieu en mai 1978. C’était il y a 30 ans mais qui se souvient du mot « Kolwezi » ? N'oublions jamais tous ceux qui ont sauté sur Kolwezi pour délivrer la ville et sauver les français et les belges présent là-bas...



Kolwezi est une ville située dans la région du Katanga (Sud de la République Démocratique du Congo). C’est une ville importante d’un point de vue stratégique. Ville très étendue (plus de 40 km2), elle est située sur diverses voies de communication (chemin de fer, route, aérodrome…) et posséde de nombreuses mines importantes.

Le 11 mai 1978, le Katanga se révolte contre le pouvoir du dictateur Mobutu et 3 à 4 000 miliciens katangais attaquent, le 13 la ville de Kolwezi. Le 14 mai, la ville tombe entre leurs mains. Les 2500 européens (surtout des belges et des Français), présent sur place deviennent alors des otages potentiels.

De nombreuses exécutions sommaires eurent lieu le 15 et le 16 mai. Le 16, plusieurs compagnies zaïroises sont détruites par les rebelles. C'est alors que de nombreux rebelles évacuent la ville ne laissant que 500 rebelles sur place. Le 2ème Régiment Etranger Parachutiste stationné à Calvi est mis en alerte.

Le 17, les Américains, les Allemands, les Français et les Belges se réunissent à Stuttgart pour préparer une évacuation mais les français et les belges n’arrivent pas à se mettre d’accord. Paris voudrait prendre la ville alors que la Belgique ne veut organiser qu’une évacuation.

Le 18, le 2° REP décolle en direction de Kinshasa.

Le 19 mai, le 2° REP décolle de Kinshasa. Les 400 premiers hommes, sous les ordres du colonel Erulin sautent alors sur Kolwezi . La seconde vague sautera le 20 mai à l’aube. De violents combats, mettant 200 rebelles hors combats auront alors lieu. Les soldats découvrirent alors l’ampleur des massacres, les cadavres jonchaient les routes et plusieurs charniers furent découvert.

Le 20 mai, arrivèrent les parachutistes belges qui commencèrent à évacuer les Européens présent sur dans ville. Pendant ce temps, la légion s’occupait à élargir la zone de protection autour de la ville. Les derniers ressortissants furent évacués le 21 mai. Des troupes africaines remplacèrent alors la légion.

Bilan
Cette opération coûta la vie à 250 rebelles, à 5 légionnaires, à un parachutiste belge et à un para marocain. Il y eut vingt autres blessés parmi le 2° REP.
700 civils africains et 170 européens trouvèrent la mort dans les différents massacres. On peut dire que plus de 2000 européens ont éte sauvé d'un massacre presque certain.

Comment ne pas finir cet article par le superbe texte de la citation à l’ordre de l’armée que reçut le régiment suite à cette opération.
« Magnifique régiment qui depuis sa création en 1948,n'a cessé de s'illustrer au service de la France, partout où l'exigeait le soutien de la liberté et des intérêts nationaux. Opérant à six mille kilomètres de sa base sous l'énergique impulsion de son chef, le colonel Erulin, cette unité s'est assurée, en moins de quarante-huit heures, le contrôle de la région, sauvant la vie de plusieurs centaines de familles, notamment françaises. Par cette action courageuse et efficace qui s'inscrit dans la tradition des troupes aéroportées et de la Légion étrangère, combinant une mission humanitaire sans précédant avec une action militaire exemplaire, le 2éme Régiment étranger de parachutistes a mérité, une nouvelle fois, la reconnaissance des armées et de la nation »




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